Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 11:02

Mardi 07 avril 2009, les pêcheurs en colère sont allés jeter des sardines sur le parvis de la C.C.I de Bayonne Pays Basque.

Cette sardine, ils n’ont pu ni la vendre ni en faire profiter leur famille ou leur entourage.

 

En effet, quand ils sont rentrés au port, à l’aube du 06 avril 2009, la fabrique de glace

( appartenant à la coopérative Logicoop qui assure la distribution de glace à l’ensemble des usagers du port) était en panne.

De plus, une fois le poisson débarqué, la Criée de Ciboure a laissé le poisson dans un couloir non réfrigéré.

 

Les neufs tonnes de sardines pêchées par les bolincheurs luziens et cibouriens ont ainsi été perdus, la chaîne du froid ayant été brisée.

Ce poisson, d’excellente qualité, va finir en pâté pour chien et chat.

C’est un gâchis écologique, doublé d’un fiasco économique : les pêcheurs ne toucheront aucun salaire pour cette nuit passée en mer.

 

Ce dysfonctionnement grave est la conséquence directe d’un vote au dernier Conseil Portuaire de décembre 2008 où la coopérative Logicoop, a proposé une augmentation de ses tarifs de glace. Cette modification a majoritairement été rejetée par les membres du Conseil Portuaire.

Il est bon de rappeler que sur 17 votants, 10 étaient contre, 6 se sont abstenus (tous les élus locaux ainsi que les représentants du Conseil Général des P.A) et 1 était pour.

Sur les 10 personnes contre, seulement 4 utilisent de la glace ( 4 sont nommés ou représentent la C.C.I de Bayonne, 3 sont nommés par le Comité local des pêches, 1 représente la Criée de Ciboure, 1 représente la concession plaisance, 1 représente la commune de Ciboure).

Les pêcheurs de Logicoop qui représentent 70% de la flottille luzienne et cibourienne n’ont aucun droit de vote à ce Conseil Portuaire. Mieux encore, l’Organisation des Producteurs, Cap Sud, qui  regroupe 85% des armements du quartier Maritime de Bayonne n’a aucun droit de vote.

 

Comment ce Conseil peut-il prétendre décider de la gestion et de l’organisation du port de pêche sans que nous pêcheurs locaux ne soyons interrogés et représentés ?

 

Ce vote du 01 décembre 2008 avait déjà provoqué la colère des pêcheurs présents.

Le refus d’augmenter le tarif de la glace (qui n’a pas évolué depuis 3 ans) asphyxie financièrement la coopérative Logicoop et ne lui permet plus d’assurer son service d’astreinte 24h/24 et 7 jrs/7.

 

L’absence de cette astreinte assurée par le frigoriste de la coopérative Logicoop (à qui l’on ne peut pas demander de venir travailler pour des clous) a mené directement au lamentable épisode que nous avons vécu à l’aube du 06 avril 2009.

 

Par Collectif des pêcheurs Luziens et Cibouriens
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 10:47

Fraude sur le port?

16/04/2009

Sébastien VAÏSSE

En décembre dernier, cinq propriétaires de thoniers-senneurs français étaient mis en examen à Montpellier dans le cadre d'une affaire de fraudes au thon rouge révélé en 2007 par l'hebdomadaire spécialisé Le Marin. «Dépassement des quotas, ventes sous de fausses appellations et blanchiment de captures»... En fait, les pêcheurs sont soupçonnés d'avoir dépassé leur quota de prises de thon rouge, autorisé en 2007, et ont fait l'objet d'une enquête. Des accusations lourdes rendues publiques alors que dans le même temps (2 007) sept pays européens, dont l'Hexagone, étaient pointés du doigt par Bruxelles pour avoir fourni des informations insuffisantes.

Une affaire qui vise donc de manière très large les pêcheurs français de Méditerranée et, dans une moindre mesure, ceux de la côte Atlantique. Pourtant, selon les résultats de l'enquête menée de décembre 2007 à mars 2009 par la Gendarmerie maritime du Pays Basque, une trentaine de personnes, marins-pêcheurs, mareyeurs et personnel de la criée de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure seraient impliquées dans cette histoire de fraude et donc susceptibles d'être poursuivies par le Parquet si ce dernier décidait d'ouvrir une instruction, ce qui n'a pas encore été décidé.

Thon rouge ou «patudo» ?

Outre les dépassements de quotas, l'enquête de la gendarmerie confirmerait les soupçons de fraudes pesant sur la criée de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure et les flottilles locales qui auraient commercialisé le thon rouge sous de fausses appellations.

Concrètement, les bateaux auraient débarqué à Ciboure du thon rouge que l'on retrouvait sur l'étalage affublé de l'appellation «patudo» (poisson de la famille des thonidés, plus gras que le thon rouge) ! Un contournement de la législation pour dépasser les quotas et qui, selon les résultats de l'enquête, aurait été fait aux yeux de tout le monde et avec la complicité de certains acteurs de la filière, en l'occurrence du personnel de la criée luzienne et des mareyeurs.

Une affaire qui risque de faire des vagues, d'autant qu'il faut garder à l'esprit que la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) du Pays Basque, qui a déclaré n'être au courant de rien, est le concessionnaire du port. Or, si pour l'heure l'enquête n'a pas établi de lien de causalité entre le personnel de la CCI et la fraude, la gendarmerie pourrait bien approfondir l'enquête dans le cas où une instruction serait ouverte.

Espèce en danger

Comment en est-on arrivé là ? Il semblerait qu'à l'origine de tout ça, on retrouve les pêcheurs de la Turballe (Bretagne) qui, face à la pénurie d'anchois se sont rabattus sur le thon sans autorisation de quotas, débarquant par la suite leur pêche sous l'appellation «patudo» ou encore «chinchard». Conséquence directe : le prix du thon s'est effondré. Une situation incompréhensible pour les thoniers de l'Hexagone qui ont continué à pêcher au-delà des quotas.

Une affaire délicate d'autant que, menacé d'extinction, la pêche au thon rouge est gérée dans le cadre de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique. En 2007, il a été pêché sur Hexagone le double du quota, soit 10 108 tonnes au lieu des 5 593 autorisées.

Par Extrait du Journal du Pays-Basque du 16/04/2009
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 08:48

Lors de l’audience en date du 01/04/09 tenue au Tribunal Administratif de Pau, le juge des Référés a décidé de condamner la Coopérative Logicoop ainsi que les pêcheurs luziens et cibouriens à une astreinte de 150€ d’amende par jour d’occupation du local de l’ancienne criée de Saint Jean de Luz.

 

La coopérative va réunir son conseil d’administration le plus tôt possible afin de décider de la stratégie à adopter face à ce verdict.

 

Nous nous interrogeons sur les compétences d’un concessionnaire qui n’a pas trouvé d’autre moyen d’agir que de nous assigner en justice dans le seul but de nous empêcher de vendre une partie de notre poisson. Alors que c’est le seul moyen de rendre nos entreprises pérennes.

 

Le Conseil Général nous a invités ce jour à une réunion où nous avons pu nous exprimer et débattre des problèmes structurels du port de pêche.

 

Il nous a informés qu’il continuerait à exercer son rôle de police sur le port.

 

Par ailleurs il s’est engagé :

 

  • à entamer une série de discussions sur les ventes en directes pour répondre aux attentes des pêcheurs. Il a bien entendu et pris note que pour nous c’est une question de survie.

Les pêcheurs ont désigné leurs représentants, dont la coopérative Logicoop, qui participeront à ces tables rondes.

 

  • à faire évoluer les structures existantes afin que les pêcheurs soient mieux représentés. 

Nous avons officiellement demandé une réunion extraordinaire du Conseil Portuaire afin d’autoriser les ventes sur le quai à Saint Jean de Luz.

 

En attendant, nous avons décidé de continuer à vendre à Saint Jean de Luz.

 

 

 

Le collectif des pêcheurs luziens et cibouriens.

 

Par Collectif des pêcheurs Luziens et Cibouriens - Publié dans : COMMUNIQUE DE PRESSE
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 18:38

 

 

 

Effectivement la sentence est tombée comme un mauvais poisson d’avril.

 

Il faut savoir que les administrateurs de Logicoop comme les pêcheurs condamnés sont tous des artisans en activité, dont la priorité est d’être en mer et, n’ont pas le temps nécessaire pour être à Pau même un 01 avril surtout quand ils sont prévenus 24heures avant, contrairement à la C.C.I qui, comme tout le monde le sait, est débordée par ses activités. Mais l’important c’est qu’ils n’abuseront pas plus longtemps les responsables de la Région, du Département, ainsi que l’opinion publique à coup de chiffres manipulés, d’affirmations fallacieuses, de menaces à l’encontre de ceux qui osent s’opposer.

 

Vendredi 27 mars 2009 s’est tenue à l’espace Olano de Saint Jean de Luz une réunion initiée par le Comité Régional des pêches.

L’objet : Comment mieux vendre les produits de la pêche Aquitaine ?

Etaient représentés le Conseil Régional, le Conseil Economique et Social Régional, le Conseil Général des P.A.

Etaient présents les Directeurs de la Criée et de l’Organisation des Producteurs d’Arcachon, le Président du CLPM d’Arcachon, le Président de la pêche Estuarienne de Gironde, le Président de poissonniers d’Aquitaine,  le représentant des poissonniers de Saint Jean de Luz, le Président et le Directeur de l’Organisation des Producteurs de Saint Jean de Luz, le Président de la coopérative Logicoop, plus quelques spécialistes divers et variés en vente et communication comme l’I.M.A….

Bref, toutes les organisations et personnes intéressées par la filière pêche en Aquitaine en ces temps de crise. Tout le monde s’est accordé à dire que la rencontre avait été intéressante et fructueuse et le Comité Régional de Pêche s’est engagé à renouveler son initiative.

Le seul bémol a été lorsqu’un participant de la réunion a relevé les absences du Directeur et du Président de la Criée de Saint Jean de Luz/Ciboure (accessoirement Président du Syndicat des mareyeurs de SJL), la C.C.I de Bayonne Pays Basque, concessionnaire du port de pêche de Saint Jean de Luz/Ciboure. On aurait pu y ajouter le Directeurs et le Président de la coopérative La Basquaise et le CLPM du quartier Maritime de Bayonne, preuve de l’intérêt que ces structures portent à l’avenir du port de pêche et des pêcheurs.

 

Par COOPERATIVE MARITIME LOGICOOP - Publié dans : COMMUNIQUE DE PRESSE
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 18:28

Projet de création

 d’un espace de valorisation de la pêche traditionnelle :

son passé, son présent, son avenir
(Septembre/Octobre 2008)


Introduction : L’idée de départ

 

En décembre 2007, à la suite des problèmes de commercialisation du Maigre, une réflexion a vu le jour au sein de la coopérative Maritime LOGICOOP. Un groupe composé d’une demi-douzaine de personnes a réfléchi aux causes de cette situation et a recherché à poser les bases d’un projet cohérent, susceptible de produire des solutions pour atténuer les conséquences du renouvellement de situations similaires sur le port de Saint Jean de LUZ et CIBOURE.

 

Quelle est la situation actuelle ?

 

Les adhérents de la Coopérative Maritime LOGICOOP, tous armateurs navigants, ont des bateaux de petite taille par rapport à la moyenne de la flotte de pêche française. S’ils utilisent des techniques de pêche différentes, tous ont en commun une utilisation responsable de ces techniques, respectueuses de la ressource halieutique.

En effet, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise technique, c’est l’application de ces techniques qui fait la différence. La pratique des adhérents de LOGICOOP est économe en énergie et en frais en général, car leurs bateaux sont convenablement motorisés et les équipements convenablement dimensionnés. De ce fait, ils limitent les ponctions sur la ressource halieutique.

De plus, aux vues des mesures prises au  niveau national dans le cadre des contrats bleus du Plan Barnier pour une pêche durable et responsable, nous avons pu constater que nos pratiques de pêche correspondaient déjà à ses recommandations.

 

Leur production est indéniablement de meilleure qualité (ex : les mareyeurs espagnols qui achètent plus cher certaines productions des pêcheurs luziens. En effet, depuis quelques années les mareyeurs espagnols attendent de connaître les productions luziennes principalement en poisson bleu, comme le chinchard, le maquereau, etc…, pour effectuer leurs achats, car ils y trouvent une qualité supérieure aux productions espagnoles).

 

 

Or leurs efforts ne sont pas récompensés par un prix de vente de leur pêche globalement supérieur à celui du marché. Comme pour la plupart des pêcheurs français, leurs revenus s’effritent. Ils leur permettent, dans le meilleur des cas, de couvrir à peine leurs charges d’exploitation.

 

Comme l’ensemble des professionnels de la pêche, ils sont confrontés à 3 problèmes majeurs :

·         La raréfaction de la ressource halieutique,

·         La faible valorisation de la production des bateaux compte tenu des contraintes d’exploitation,

·         L’inévitable augmentation du prix des carburants d’origine fossile.

 

Sachant qu’il n’existe aucune solution durable pour diminuer immédiatement et de manière conséquente la facture énergétique, le  maintien d’une activité de pêche artisanale dans le port de Saint Jean de LUZ et CIBOURE passe donc forcément par une valorisation supérieure de la production des bateaux. 

 

De plus, le Groupe de travail a remarqué que le public  et les consommateurs ont une faible connaissance de la vie de la pêche et des pêcheurs. Cette méconnaissance est amplifiée à Saint Jean de Luz et Ciboure par l’histoire récente du port.

 

D’une manière générale, l’évolution des habitudes alimentaires vers des préparations rapides est contraire à la consommation de poissons, nécessitant souvent d’être apprêtés ou servis accompagnés d’une sauce. Globalement la consommation diminue depuis longtemps, et les recommandations des diététiciens vantant les qualités nutritionnelles du poisson ne modifient pas la tendance.

Plus récemment, les états et les citoyens ont pris conscience de la nécessité de repenser les rapports entre l’homme et son environnement. Sur ce point, les médias et les ONG véhiculent souvent auprès de l’opinion publique les excès des techniques de pêche non sélectives. La gestion de la ressource halieutique est également un thème sensible, régulièrement repris par la presse écrite comme audiovisuelle.

Les pollutions du milieu marin et leurs éventuelles conséquences sur la santé des consommateurs, alimentées par les trop fréquentes marées noires ou autres dégazages intempestifs, reviennent souvent à la une de l’actualité.

Le citoyen-consommateur se retrouve devant l’étal du poissonnier avec beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes. Globalement, cela freine l’envie d’acheter du poisson.

 

En ce qui concerne Saint Jean de Luz et Ciboure, la disparition progressive des conserveries et le déclin de l’activité de pêche ont réduit le rôle économique de la pêche dans la vie locale, en particulier en diminuant le nombre d’emplois directs et indirects générés par l’activité.

L’activité économique s’est recentrée autour d’autres pôles et le bassin de vie s’est peu à peu détourné de son port de pêche.

 

La valorisation de la pêche et de ses produits passe donc nécessairement par une meilleure information du public de la pêche et de ses problématiques, et pour le bassin de vie de Saint Jean de Luz et Ciboure, par une réappropriation de son port comme un élément vivant et fondamental de son identité territoriale.     

 

La question est donc :

 

Comment faire reconnaître les efforts  des coopérateurs de LOGICOOP pour proposer une pêche de qualité supérieure, respectueuse de la ressource halieutique et de l’environnement par les consommateurs du bassin de vie de Saint Jean de Luz et Ciboure dans un premier temps, par les autres consommateurs dans un second temps,  pour leur permettre de poser les bases du maintien d’une activité de pêche artisanale dans le port de Saint Jean de LUZ et CIBOURE ?

 
Quels jalons pour l’avenir ?   

 

Les solutions proposées par le Groupe de travail de LOGICOOP consistent à :

 

ð     Créer un lieu de contacts et d’échanges entre les pêcheurs et le bassin de vie de Saint Jean de Luz et Ciboure,

 

ð     Rechercher dans les produits de la pêche, les techniques et matières et matériels employés, les zones de pêche,  les critères objectifs permettant de valoriser la production des armateurs navigants de LOGICOOP et de ceux qui les rejoindraient grâce à des signes officiels de qualité et à toute autre communication appropriée. 

 

Un lieu de contacts et d’échanges :

Ce lieu, ouvert à tous les acteurs du port, professionnels de la pêche ou association œuvrant autour de la pêche et de sa mémoire dans le bassin de vie,  pourrait s’articuler autour de plusieurs axes :

 

1-     Vente directe :

 

a)      On peut imaginer l’organisation d’une vente à la table par le pêcheur producteur au client consommateur de poissons. Ainsi, on contribue à créer les conditions d’un échange Terre-Mer. Cet échange pourra être renforcé par la mise en place d’outils de communication et d’animations spécifiques afin que les consommateurs puissent se réapproprier les recettes et préparations culinaires des poissons locaux et de saison : recettes et cours de cuisine ; proposition de recettes nouvelles et originales par des chefs ; ateliers dégustation, présentation,  apprêt et découpe des poissons et crustacés ; etc. En particulier, on pourra mettre en avant les qualités gustatives de poissons méconnus des consommateurs.

b)      A partir de ce lieu, pourraient s’organiser d’autres types de vente directe, qui se développent dans le monde agricole, et dans lesquels la vente s’accompagne de la recherche d’une nouvelle définition des relations producteur- consommateur dans un souci de reconnaissance mutuelle de leurs besoins : ex : AMAP, expériences de commercialisation collective, soit dans des lieux fixes (tenue collective de points de vente, type étal dans un marché), soit au travers de livraison à domicile (Expérience Basaburuko Saskia à Itxassou).

 

2-     Centre d’interprétation de la mer et de  la vie du port

 

Au travers de présentations spécifiques telles que : panneaux didactiques, projections diapo, vidéos, organisations de conférence, etc., les thèmes suivants pourraient être traités, soit dans une exposition fixe, soit au travers d’expositions tournantes, réalisées par des associations ou autres instances invitées, qui serviraient à l’animation du lieu :

 

a)      Connaissance de l’environnement maritime local : les caractéristiques du littoral et des zones de pêche habituellement fréquentées par les pêcheurs animant le lieu :

situation géographique ; composition des côtes et des fonds marins ; courants ; animaux et plantes du lieu ; liens avec la pêche : quels poissons sont pêchés ? Quelles techniques de pêche utilisées ? Quelles autres utilisations et utilisateurs des lieux ? etc.

b)      Approche règlementaire de la pêche localement : les zones de pêche et les législations portant sur le nombre de bateaux, les techniques utilisées ou prohibées, les volumes autorisés, etc.

c)      Connaissance des ressources halieutiques locales et des saisons de pêche : volume des ressources, saison de pêche, techniques utilisées pour les espèces pêchées

d)      Découverte des techniques de pêche utilisées localement, et de  leurs spécificités par rapport à d’autres ports « traditionnels » ;

e)      Les bateaux, leur silhouette, leur équipage, leurs « spécialités » et les techniques de pêche utilisées par ces bateaux, la « carte d’identité » des bateaux qui constituent la flottille de Saint Jean de Luz/Ciboure, etc.

f)        Les métiers du port, du pêcheur au mareyeur, en passant par les divers métiers techniques (mécanique ; électricité ; avitaillement ; etc.) et les formations proposées par le Lycée Maritime de Ciboure.

g)      L’organisation du port : présentation des structures de gestion et d’encadrement et de leur rôle.

h)      Histoire économique du port : les grandes étapes de l’histoire du port, les « spécialités » de pêche.    

 

3-     Pesca Tourisme (diversification d’activités).

 

Il s’agit de proposer une activité ludique et pédagogique pour répondre à la demande croissante des touristes recherchant le contact direct avec le pêcheur. Dans le cadre d’une journée de pêche ordinaire, les gens pourraient ainsi découvrir un métier et un savoir faire qui les fascine.

Le lieu pourrait servir de « bureau » pour mettre en contact les personnes intéressées et les pêcheurs pratiquant cette diversification d’activités. Ce regroupement des forces en un lieu permettrait de mieux communiquer sur cette activité et rendrait plus facile son développement. 

 

La valorisation par l’information des techniques utilisées et des espèces pêchées, par la recherche de signes officiels de qualité, etc. :

 

Le lieu pourrait être la vitrine de(s) ODG (Organisation de défense et de gestion) qui s’occupera(ront) de la promotion et de la gestion du(des) signes officiels de qualité que les pêcheurs obtiendraient pour valoriser leur production aux yeux des consommateurs et leur donner la garantie d’un produit correspondant à leurs exigences.

Parallèlement, des informations concernant les pêches concernées, les cahiers des charges et les caractéristiques de qualité conforteront le lieu dans son rôle de valorisation de l’activité de pêche sur Saint Jean de Luz et Ciboure.

 

Il convient donc d’impulser les démarches collectives qui aboutiront à l’obtention de signes officiels de qualité ou à la mise en place de toute autre démarche de valorisation par l’information. LOGICOOP entend s’impliquer dans ce travail, et souhaite mettre en place des groupes de travail à cet effet.

 

Conclusion : La pêche artisanale, moteur d’un développement durable du port et de son bassin de vie ?

L’activité de la pêche et le port de pêche constituent les éléments fondateurs de l’identité territoriale des communes de Saint Jean de Luz et Ciboure.

La disparition de la pêche traditionnelle aurait des conséquences économiques directes et indirectes.

 

D’une part, elle hypothèquerait la survie des autres acteurs économiques de la filière basés sur le territoire et reposerait la question de l’existence des structures qu’ils ont mises en place :

- Perte de chiffre d’affaires pour les mareyeurs, mécaniciens et autres fournisseurs de biens et services,

- Perte d’image du port reposant la question d’y baser des bateaux de pêche industrielle ou des établissements de mareyeurs (absence de débouchés suffisants à proximité du port - industries de transformation ou volume de population),

- Inutilité de certains  services portuaires,

- Perte de légitimité d’institutions telles que la criée (Quelle utilité y aurait-il à maintenir une criée dans un lieu où il n’y a plus de pêche, éloigné des zones de pêche actuellement fréquentées y compris par les bateaux du quartier maritime, enfin également éloignée des zones de négoce traditionnelles ?)

 

D’autre part, elle toucherait également d’autres secteurs de l’économie et de la société :

-         Perte de rentrée fiscale pour les collectivités locales,

-         Perte de revenus d’artisans, commerçants, professions libérales, et plus généralement des entreprises ayant pour clientèle principale la population du bassin de vie,

-         Perte d’identité et d’image ayant pour conséquence une perte de l’attractivité de la zone pour l’industrie du tourisme (particuliers, tourisme d’affaires, organisation de congrès et autres manifestations),

-         Perte d’attractivité pour les entreprises qui sont sur le territoire ou souhaitent s’y implanter pour y développer leur activité.

 

Maintenir et consolider l’activité de pêche artisanale sur le port est donc un enjeu fondamental pour le territoire, ses habitants et les activités économiques et sociales qu’ils y ont implanté.

Cela passe par une reconnaissance de ses spécificités et de ses atouts, à la fois par la filière pêche, et par le territoire dans lequel elle s’inscrit.

 

LOGICOOP entend participer à ce travail de reconnaissance en mobilisant les pêcheurs armateurs navigants autour d’un projet collectif, innovant, qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du développement durable du territoire :

 

            - Il s’inscrit dans un territoire précis,

            - Il est utile à la population de ce territoire,

            - Il est quantifiable et vérifiable, y compris dans son degré d’utilité sociale.

 

En rendant les pêcheurs artisanaux acteurs de leur présent, LOGICOOP souhaite qu’ils participent à la fabrication de leur avenir.

Par COOPERATIVE MARITIME LOGICOOP
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